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APPEL à covoitureurs

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on ne se serre pas la main mais on se serre les coudes

A l’heure du déconfinement et dans un climat de fragilité économique, les questions de mobilité du quotidien - notamment pour le retour progressif sur les lieux de travail - prennent une importance capitale. L’association Éhop annonce la reprise totale de son service Éhop Solidaires et lance un appel général. Elle recherche encore plus de conducteurs motorisés prêts à covoiturer un peu, beaucoup, passionnément !

Les pouvoirs publics misent sur le covoiturage

Les pouvoirs publics misent sur le covoiturage comme une des solutions de mobilité majeures en période de déconfinement, comme en témoigne l’allocution télévisée d’Édouard Philippe jeudi 7 mai. Alors que les transports en commun s’organisent pour une reprise progressive de leur trafic, il s’agit d’éviter à tout prix un retour massif à la voiture individuelle dont on craint des effets catastrophiques sur les conditions de circulation et dont on connait l’impact environnemental désastreux. Éhop rappelle qu’il s’agit également de proposer des solutions de mobilité à ceux qui n’en ont pas.

Le covoiturage domicile-travail, une solution pour les salariés comme pour les employeurs

Les centres urbains risquent la saturation automobile. Éhop encourage les entreprises de ces zones à organiser des horaires flexibles, à créer une communauté de covoiturage, informer sur les gestes barrières, intégrer le covoiturage dans le processus interne de gestion des risques et mettre toute action en œuvre pour faciliter la mobilité durable des salariés sur site.

La Bretagne compte  70 000 salariés dans l’agroalimentaire, environ 35 000 exploitations agricoles…, des appuis économiques importants pour la région, des secteurs « en tension de l’emploi », c’est-à-dire en recherche continue de salariés peu qualifiés.

Alors que de nombreux ménages risquent d’être impactés financièrement par la pandémie, qu’une cohorte de jeunes n’a pas pu passer le permis de conduire ce printemps, il s’agit de permettre l’accès à ces métiers en tension malgré la crise économique qui guette. Le covoiturage est particulièrement pertinent sur les secteurs géographiques ou sur les horaires pas ou mal desservis par les transports en commun.

Aujourd’hui, l’association Éhop rouvre intégralement son service Éhop Solidaires

Aujourd’hui, l’association Éhop rouvre intégralement son service Éhop Solidaires,  service gratuit de mise en relation entre covoitureurs, pour l’insertion professionnelle.
Le service était restreint depuis le 16 mars aux trajets domicile-travail pour les postes essentiels au fonctionnement du pays, dans les secteurs de la santé, du social et de l'alimentation notamment. Le concept du service, initié en 2015, est simple : mettre en relation des conducteurs motorisés prêts à partager leur trajet domicile-travail avec des salariés ou des étudiants qui cherchent une solution pour aller au travail, à une formation ou un entretien d’embauche. Le covoiturage peut être ponctuel (lors d’une panne de voiture par exemple), s’organiser pour une semaine (pour une mission d’intérim par exemple) ou s’installer dans la durée.

OUVERTURE DU SERVICE ÉHOP SOLIDAIRES

  • sur les départements bretons et sur la Loire Atlantique
  • du lundi au vendredi de 9h30 à 12h et de 14h à 17h
  • pour toute demande de covoiturage domicile-travail (pour un emploi, une formation, un stage ou un entretien d'embauche)
  • avec une ligne dédiée :  02 99 35 01 56

Plus que jamais, l’association Éhop lance un appel aux conducteurs qui se rendent à leur travail en voiture

"En temps normal, nous trouvons une solution de covoiturage domicile-travail pour une demande sur trois ! Aujourd’hui, une partie de nos conducteurs volontaires reste en télétravail, nous faisons donc appel à la solidarité bretonne." explique Albane Durand, directrice de l'association Éhop.

Pour se porter volontaire et partager son trajet domicile-travail, il suffit d’inscrire son trajet sur la plateforme publique et gratuite ouestgo.fr  et cliquer "donner un coup de pouce" dans la rubrique "COVOITURAGE SOLIDAIRE, s'entraider pour l'accès à l'emploi".  Le service Éhop Solidaires contacte ensuite les volontaires en fonction des demandes. Libre ensuite au conducteur d’accepter ou de refuser la mise en relation.

S'inscrire sur ouestgo.fr :

s'inscrire comme covoitureur solidaire sur ouestgo.fr

Pour covoiturer en toute confiance, l’association Éhop, en concertation avec les pouvoirs publics, conseille d’adopter les gestes barrières suivants tant que le Covid-19 n’a pas disparu :

  • Porter un masque (obligatoire pour les plus de 11 ans)
  • Se laver les mains avant et après le covoiturage avec du savon ou une solution hydro alcoolique.
  • Saluer sans se serrer la main (et pas d’embrassades…).
  • S’asseoir à l’arrière, pas de passager à l'avant et 1 seul passager à l'arrière.
  • Aérer le véhicule en permanence (ni clim ni aération en circuit fermé).
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir à usage unique.
  • Emporter ses déchets (comme toujours !)
  • Désinfecter le véhicule au moins une fois par jour. Astuce : penser aux points de contacts (poignées de portière, ceintures, fenêtres…).
  • Ne pas covoiturer si le conducteur ou un passager semble symptomatique du Covid.
  • Afficher les mesures d'hygiène et gestes barrières à l'intérieur de la voiture.

Voir l’article 5-VIII du décret paru ce jour au Journal officiel : décret n°2020-545 du 11 mai 2020 prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de covid-19 dans le cadre de l'état d'urgence sanitaire.

"Mon covoitureur était très sympa.Merci à Éhop Solidaires, sans le covoiturage je ne pourrais pas aller travailler. Avec le Covid-19, on utilise des masques, on se met à distance, je m’installe à l’arrière et ça se passe bien." explique Charlène, utilisatrice du Service Éhop Solidaires, qui a pu assurer sa mission d’intérim chez Cité Marine, entreprise agroalimentaire basée à Kervignac (56), grâce au covoiturage

ATTENTION : l'association Éhop se réserve le droit d'arrêter le fonctionnement du service Éhop solidaires si l'évolution de la pandémie et des consignes gouvernementales qui en découlent l'exigent.