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Zoom sur les usages de l'économie collaborative

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L’économie collaborative recouvre à la fois, des plateformes d’échanges de biens et de services entre particuliers (sans recherche de profit) et des plateformes d’offres commerciales

Un sondage ELABE s'est attelé à analyser les usages de ce système d'échange pair-à-pair.

Mais déjà, c'est quoi précisément l'économie collaborative ? 

L’économie collaborative est une économie de pair à pair. Elle repose sur le partage ou l’échange entre particuliers de biens (voiture, logement, parking, perceuse, etc.), de services (covoiturage, bricolage, etc.), ou de connaissances (cours d’informatique, communautés d’apprentissage, etc.), avec échange monétaire (vente, location, prestation de service) ou sans échange monétaire (dons, troc, volontariat), par l’intermédiaire d’une plateforme numérique de mise en relation.

L’économie collaborative se développe dans tous les secteurs d’activité :

  • Logement : location entre particuliers, colocation, échange d’appartement, habitat participatif
  • Transport : location de véhicules entre particuliers, échange ou revente de billets de transport, covoiturage, livraison collaborative, voiture de tourisme avec chauffeur (VTC)
  • Alimentation : groupements de consommateurs, associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), co-restauration
  • Équipement divers : vente ou achat de matériel d’occasion, don, prêt, échange ou location de matériel ou appareil
  • Habillement : location, don, troc, revente/achat de vêtements
  • Services d’aide entre particuliers : courses, bricolage, gardiennage, soins aux animaux
  • Culture, enseignement : cours en ligne, soutien scolaire, etc.

Qui consomme quoi de façon collaborative ?

Les échanges de matériel ou vêtements d’occasion entre particuliers constituent la pratique la plus fréquente de l’économie collaborative. Plus d’un Français sur quatre a eu recours  à la location de logement d’un particulier.

De manière générale, les jeunes sont plus largement adeptes de l’économie collaborative. Les jeunes (18-24 ans et 25-34 ans) y ont nettement plus recours et notamment pour : 

 

  • La vente, achat, prêt, échange de matériel ou vêtements d’occasion entre particuliers (71% des 18-24 ans déclarent l’avoir utilisé au moins une fois contre seulement 55% des 50-64 ans et 47% des 65 ans et plus).
  • Le covoiturage (57% des 18-24 ans contre 28% des 50-64 ans et 14% des 65 ans et plus)
  • La location de logement entre particuliers, échange de logement (53% des 18-24 ans contre 22% des 50-64 ans et 14% des 65 ans et plus)
  • Le transport en VTC (42% des 18-24 ans contre 18% des 50-64 ans et 10% des 65 ans et plus),
  • Les espaces de co-working (18% des 18-24 ans contre 3% des 50-64 ans et 2% des 65 ans et plus)

 

 

Et le covoiturage domicile-travail dans tout ça ? 

Parmi l’ensemble des pratiques de consommation collaborative, la mobilité partagée, et plus particulièrement la mobilité partagée sur courte distance, offre un potentiel de réduction d’impacts particulièrement intéressant.

Ainsi, le covoiturage de courte distance – en particulier celui effectué pour se déplacer du domicile au lieu de travail – peut permettre de diviser par 2 les impacts environnementaux. Ce type de déplacement, souvent très difficile à éviter, se substitue en effet à plus de 80 % à des déplacements effectués en voiture peu remplies (en moyenne 1,07 passager par trajet).

L’augmentation du taux de remplissage permise par le covoiturage de courte distance entraîne donc une réduction importante des impacts.

L'adoption du covoiturage courte distance est pourtant encore bien faible par rapport à son potentiel et aux gains environnementaux qu'engendrerait un élargissement de cette pratique. 

Des freins psychologiques empêchant de sauter le pas, un modèle économique difficilement applicable à une dynamique commerciale,  l'équation du covoiturage du quotidien semble plus complexe que son homologue longue distance et plus généralement les autres secteurs de l'économie collaborative. 

 

Que faire alors pour faire adopter le covoiturage courte distance au plus grand nombre ? 

A travers son étude nationale sur le covoiturage de courte distance, l'ADEME identifie 4 facteurs clés de succès à la mise en place de cette pratique : 

  • L’animation et la communication,
  • La cohérence territoriale,
  • Les outils de mise en relation,
  • La mise en place d’aménagements d’accompagnement.

Vous voulez en savoir plus sur la réussite du développement du covoiturage régional de courte et moyenne distance, consultez notre article dédié.

 

Benjamin Duine

 

Sources :

https://www.ademe.fr/etude-nationale-covoiturage-courte-distance

https://www.vie-publique.fr/actualite/dossier/rub1859/economie-collaborative-nouveau-modele-socio-economique.html

https://elabe.fr/economie-collaborative/